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Newsletter n° 28 de MAKARY FINANCES

rédaction achevée le mercredi 11 juillet 2020


Madame, Monsieur, 

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint le n° 28, juillet 2020, la Newsletter de MAKARY Finances.  

Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire.

Avec ma meilleure considération,

 

Georges MAKARY

Courtier Conseil


Portfolio Info n° 28, juillet 2020 

Révision mensuelle 

Tous les chiffres ci-dessous présentés sont en euro, soit par nature soit recalculés avec les taux de change du jour. Ainsi, nous pouvons regarder les indicateurs et les tendances de notre point de vue européen. 

Principaux indices


1/1/15

1/1/20

5 ans

1/7/20

6 mois

Eurostoxx 50

50 stés européennes

3 126

3 745

19,80%

3 228

-13,81%

CAC 40

Paris, 40 stés françaises

4 272

5 978

39,93%

4 926

-17,60%

DAX

Francfort, 30 stés allem.

9 484

13 249

39,70%

12 245

-7,58%

FTSE 100 (en €)

Londres, 100 stés britan.

8 448

8 925

5,65%

6 796

-23,86%

Dow Jones (€)

30 stés américaines

14 742

25 458

72,69%

23 071

-9,37%

S&P 500 (€)

500 stés américaines

1 727

2 881

66,84%

2 779

-3,54%

Nasdaq Composite (€)

4042 titres américains

3 937

8 004

103,28%

9 150

14,32%

EMTS All Mat. Inv. Gr.

obligations d'Etat € / etf*

169,80

189,8

11,78%

193,45

1,92%

Or (€/once)


988,42

1 355,04

37,09%

1 580,36

16,63%

Pétrole Brent (€/baril)

 

46,53

58,88

26,54%

37,59

-36,16%

Taux de change spot

US, GB, CH, Japon, Chine

1,123 $/€

0,906 £/€

1,06 Fr/€

121,2 ¥/€

7,9 CNY/€

Taux souverains 10 ans

FR, GER, GB, US, JPN

-0,174%

-0,488%

0,044%

0,636%

0,053%

* LyxorLU1650490474







Les cours des marchés financiers en juin n'ont pas produit de changements radicaux. Les indices remontent doucement et/ou restent assez stables après la chute du covid (à l'exception du Nasdaq, la hausse continue, déjà au-dessus de son plus haut point avant le covid !). On dirait qu'ils attendent les nouvelles annonces sur les plans de relance. 

L'Union Européenne porte un projet d'émission obligataire à la hauteur de 750 Md€ afin que les pays membres puissent en bénéficier. 1/3 est prévu sous forme de crédit avec un taux d'intérêt commun, 2/3 seraient des subventions aux pays fragiles. La présidence semestrielle de l'UE est allemande depuis le début de ce mois, Mme Merkel est visiblement pressée de mettre en route un grand programme de sauvetage. Il faut sauver la zone euro, car le covid est passé - ou repasse encore ? - par là. Ses conséquences économiques touchent tout le monde, accentuant les difficultés de ceux déjà fragiles avant la pandémie. Le pays qui se trouve dans la situation la plus critique est l'Italie. Mme Lamorgese, la ministre de l' intérieur du gouvernement Conte, a récemment parlé ouvertement des tensions sociales grandissantes dans son pays et du danger de l'explosion sociale à la rentrée, à cause des conditions économiques de la vie quotidienne qui désespère une partie de la population.  

Parallèlement à la mise en place de l'endettement de l'UE, la Banque Centrale Européenne (BCE) est aussi en pleine action. Le plan de rachat d'actifs "covid" de 750 Md€ a été complété en juin par une phase 2 de 600 Md€. La BCE rachète massivement les dettes italiennes pour calmer les marchés, ne laissant pas flamber les taux italiens - qui conduiraient à une crise existentielle de la zone euro. Les analystes s'attendent à ce que la taille du bilan de la BCE (principalement les actifs rachetés et détenus) avoisine les 6 500 Md€, environ la moitié du Produit Intérieur Brut (PIB) de la zone euro. Ainsi, la taille de la BCE sera multipliée plus de 3 fois sur 5 ans. Les dettes rachetées par la BCE peuvent être considérées comme annulées, même si officiellement personne n'en parle (cela est réservé aux débiteurs insolvables, en bon franglais : le hair-cut).  Ce processus ressemble beaucoup à la planche à billet. Il est vrai que la BCE n'a pas le droit d'acheter ces actifs lors des émissions - elle les achète alors sur le marché secondaire - et elle doit respecter certains ratios par rapport aux pays émetteurs - ce qu'elle laisse tomber, les estimant trop contraignants. Il n'est pas étonnant que la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe élève la voix. 

Qui dit planche à billet pense à l'inflation. Où en sommes-nous ? Depuis la crise de 2008, nous n'avons pas vraiment vu l'inflation, son taux variait entre 0% et 2% par an. Le covid, en revanche, peut mettre fin à cette période. Les programmes d'assouplissement monétaire, la planche à billet ...  ont des effets inflationnistes. Après tout, c'est la dilution de notre devise. On peut dire que le covid baisse la demande qui à son tour baisse l'inflation, mais lors du redémarrage de l'économie, cette baisse est largement compensée.  Les nouveaux comportements, comme la distanciation sociale, les sièges vides dans les restaurants, avions, trains etc., sans parler de la relocalisation industrielle (!),  sont tous générateur de hausse des prix, donc inflation. Les entreprises qui disparaissent laissent la place à celles plus fortes qui pourront plus facilement imposer des prix plus élevés. Le prix du pétrole est à surveiller ! En ce qui concerne les plans de relance ou l'expansion budgétaire, les états augmentent leur endettement. Dans cette situation, une inflation un peu plus élevée (on dira "maîtrisée") faciliterait la gestion des dettes des états. Je ne pense même pas à l'hyperinflation, juste 3-4% au lieu des 1-2% actuels. Avant le covid, l'inflation était une notion théorique, dans les quelques années à venir, en revanche, nous risquons d'expérimenter une inflation réelle. Je ne veux même pas parler ni de l'évolution possible des taux de change ni de la hausse des taux (si l'inflation monte ...) par les banques centrales et leurs conséquences. 

Comment préserver les actifs dans un tel environnement ? La réponse est classique : donner la préférence aux classes d'actifs qui suivent l'inflation, telles que l'or (avec ou malgré ses particularités),  l'immobilier, les forêts (qui ont en plus un charme fiscal de transmission en France) et les instruments indexés, comme certains titres obligataires. Les actions / les cours intègrent par nature l'inflation, mais les marchés d'actions observeront une forte volatilité à l'arrivée de taux d'inflation plus élevés. En attendant, voyons comment nous traverserons cette période de covid. 

Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire et vous souhaite une bonne santé et un bel été !

 

Ce que MAKARY Finances vous propose  

L'activité de MAKARY Finances s'étend sur trois domaines : 

 - de simples conseils sur vos actifs existants à la prise en charge de la gestion financière et assurantielle de vos portefeuilles,

 - du conseil à la réalisation des opérations immobilières sur mesure, avec un regard attentif sur les aspects fiscaux,

 - dans la protection sociale-financière : des solutions de protection en cas d'imprévus et de préparation de la retraite.
 

MAKARY Finances   50, quai du Génie, Saules 3, 95 220 Herblay   tél. 01 30 26 03 31 ou 06 20 68 80 31

georges@makaryfinances.com  ou   www.makaryfinances.com, Conseiller en Investissement Financier, Courtier en Assurance et en Opérations de Banque et en Services de Paiement, Agent immobilier - Activités réglementées, Orias n° 17002298, Membre de l'ANACOFI n° E008641, carte T n° CPI 95012017000019419 CCI Paris-IdF, l'entreprise ne reçoit ni ne détient d'autres fonds, effets ou valeurs que ceux de sa rémunération - SARL au capital de 10000 € - RCS Pontoise 828269910-APE 7022Z, n° TVA intracomm. FR27828269910

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